Partant de thèmes, héros ou protectrices légendaires : Garibaldi, la Maufaccia, ses saintes et protectrices (Rita, Réparate, Notre-Dame des grâces etc). j'ai réalisé plusieurs tableaux leur rendant hommage.

Ces héros niçois sont ma source d’inspiration, mais j’ai pris des libertés non négligeables dans leur représentation afin de me les réapproprier (en même temps, être artiste c’est aussi créer, inventer, n’est-ce pas ?) :

-Garibaldi se retrouvera donc  assis sur un trône (clin d’œil à nos chaises bleues), dans une pose qui fait référence au tableau de Velasquez ou de Bacon du pape innocent X.
Il se distinguera sur un fond bleu en référence au bleu d’Yves Klein, ou au bleu azur de notre ciel si particulier.
Il deviendra mon père, qui pour moi est mon véritable héros.


-Sainte Réparate sera nue par choix esthétique avec la volonté de la représenter d’une manière très académique  (anatomique) pour illustrer la beauté féminine . 

-Ségurane, avec bien sûr ses attributs reconnaissables entre tous (battoir de bugadière et drapeau arraché à l’assaillant turc) deviendra une très belle guerrière (un contrepied à la maufaccia), parce que je me suis aussi amusée à « déconstruire »  la légende, et à penser que c’est sa grande beauté qui a repoussé les turcs.

Sainte Réparate, référence ultime à la légende de la baie des anges m’a ouvert  une autre porte : celle du paradis ? J’ai alors enchainé sur une nouvelle série, celle des saintes

Notre dame des grâces, est un mixte entre l’iconographie des primitifs italiens, traitée à la feuille d’or et la peinture de la renaissance italienne. Ce sont mes nombreux voyages en Italie, qui m’ont pour le coup influencé pour la réalisation de ce tableau.  Les mains croisées se veulent le symbole de la liberté, et elles  tiennent un aiglon tète tournée vers l’avenir et non plus vers le passé.

Puis Sainte Rita et ses stigmates, devait rappeler Jésus agonisant en croix avec sa couronne.

Quant à Notre Dame de Laghet, j’ai réalisé un triptyque, qui se veut faire écho au triptyque de Sainte Réparate  : les trois premiers miracles sont traités d'une manière « détournés » ; Notre Dame de Laghet éprouve elle-même les épreuves et douleurs des miraculés ; cette Notre Dame martyrisée devient « soeur » de Sainte Réparate, par trois fois suppliciée.

Pour « Pépin », en femme, je ne pouvais ignorer l'amour de sa vie, Anita et le périple de celle-ci, qui l'a toujours suivi dans ses combats, jusqu'à en mourir.

Sans entrer davantage dans les explications, vous comprenez que j'ai énormément voulu « symboliser » ; j'ai donc énormément étudié, réfléchi avant de « mettre en scène ».

Ce qui m'a surpris, c'est qu'une fois la trame arrêtée, le travail plastique en lui-même a coulé de source : une symbiose entre mon ressenti de tous ces personnages et mon travail manuel sur la toile.

 
 
 
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