BIO COURTE :
Née en 1970, à Aix en Provence, c’est à Nice que Nathalie Broyelle va suivre ses études d’Art à la villa Arson.
Cet enseignement l'a conduit à concevoir et créer de « secondes peaux », métaphores et substituts du corps, mis en scène dans des installations/performance vidéo.
Depuis ce contact avec la chair, elle entreprend un voyage dans l'univers du corps humain, de la féminité, de la femme, qui devient le cœur de son travail.
Travaillant à Nice, où elle a enseigné en collège, puis en école d’arts appliqués, elle décide d’arrêter pour se consacrer pleinement à son travail plastique et ouvre un Atelier, dans le local du Trident (NPT), destiné à transmettre ses connaissances aux "aventuriers" de la création.
Cette expérience l'amène à poursuivre son exploration du corps humain, dessiné académiquement, avant d’être sublimé, supplicié et malmené, déstructuré.
Son travail prend ainsi un tournant figuratif / déconstruit, voire volontairement inachevé (1).
Cette "contradiction" est désormais son sujet de prédilection, mais n'est qu'apparente, car le sacré y côtoie le désir, le désespoir, la souffrance pour affirmer qu'ils constituent ensemble notre beauté.
Sa production est désormais une réflexion sur les épreuves et les traumatismes de la condition humaine, qui la subliment (séries (H)éros, des Infidèles, des Damnés, des Christ, Sleepy).
 
(1) « Le chemin passe par les esquisses, feu intérieur… que le tableau, fini, n’a plus ». Alain Freixe, A propos de Léonard De Vinci
(21 octobre 2019, Consulat d’Italie à Nice).



BIO LONGUE :
Née en 1970 à Aix-en-Provence, Nathalie Broyelle arrive à Nice en 1983. Elle boucle d’abord des études universitaires d’Administration Economique et Sociale, avant de bifurquer totalement et de suivre des études d’art à la Villa Arson. Son travail passe alors par la conception et la réalisation de costumes pour des modèles, qui sont mis en scène dans des installations vidéo.
La création nourrissant rarement son auteur, elle a dû exercer, en parallèle, la profession d’enseignante en Arts Plastiques en collège.
C’est à partir de ce moment que la féminité et la femme (dans sa sensualité ou son animalité) sont devenues le cœur de son travail, qui trouve sa pleine expression dans des œuvres peintes et dessinées.
Puis, elle décide de quitter l’enseignement secondaire pour travailler dans les écoles d'arts appliqués (BTS MODE) et animer des ateliers de création (Peinture et dessin d'aprés modèle vivant )
La possibilité et l’envie de créer s’en trouvent décuplées et, au gré des rencontres, son travail plastique se densifie.
Le temps des premières expositions arrive (CAL de Nice, local du Trident…).

En 2012, elle participe à la manifestation collective "Artistes et politiques, personnages engagés", pour laquelle elle présente un travail graphique sur Marianne, icone de la République.

En 2013, à l’occasion d’une exposition au local du Trident, elle explore un univers bien différent "H"éros de Nissa, série réinterprétant, à travers sa propre thématique, d'illustres personnages historiques, Saintes protectrices et légendes de la Countéa de Nissa.

En 2014 :
- A l’occasion de la rénovation de la Chapelle des Pénitents noirs de l’Escarène, elle propose un nouveau travail sur les pénitents, interrogeant
nos origines (exposition Black White Red sous l’égide des Association Artsens et Carrefour du Paillon). Elle y exposera par la suite plusieurs fois.
- A l’automne 2014, la partie de sa série « H »éros, sur les Saintes dénudées et martyrisées, est enrichie et exposée à  la Galerie Arts SENS à Nice, dirigée par Corinne Reinsh ; Nathalie y révèle un univers où visages et corps sont à la fois sublimés et maltraités, mais avec une volonté esthétique. 
- En décembre, elle participe à l’anniversaire des 150 ans de la Croix Rouge, avec une performance originale ayant donné naissance à une œuvre, qui sera offerte à l’organisme (« la Sainte Universalité »), afin qu’il soit vendu aux enchères dans un but caritatif.

En 2015 :
- En association avec Corinne Reinsh, Nathalie défile dans une robe MEWE (une toile de voile transformée en kimono, entièrement peinte à la main) qu’elle a spécialement créée, au théâtre des variétés de Monaco au profit de l’Arche.
- Elle expose une nouvelle série sur la thématique « Entre ciel et terre », autour de l’image de son père, au Forum Jorge François à Nice.
- Elle participe aussi à l’exposition « Jaune » à la galerie Arts Sens, avec son triptyque « enchevêtrement d’infidèles », écartelant des corps entre le figuratif et l’abstraction.
- Elle présente une Piéta de 4m sur 2m30, lors de l’expo collective Hors champs à la chapelle de l’Escarène.
Parallèlement, elle élabore la robe de la reine des mai 2015, manifestation conjointement organisée par l'association Nissart Per Tougiou et la Ville de Nice
- Elle participe à l'exposition « Papillons » à la galerie Arts sens, avec sa série sur les chrysalides et métamorphoses, impressions numériques numérotées et signées sur plexis-glace.
- Pour la Saint Narcisse, elle intègre le collectif d'artistes "Les urbains de minuit", et expose un des autoportraits d'une série ouverte pour l'occasion.

En 2016 :
- Avec plusieurs autres artistes, elle relève le défi de réaliser un ex-voto géant pour Yves-Marie Lequin, aumônier des artistes à Nice, œuvre toute à la fois collective et personnelle exposée à la Galerie de Dominicains, puis lors de la Messe des artistes en l'église Saint Pierre d'Arène. Cette œuvre à vocation itinérante visite d’autres villes.
- Elle expose une Série de « Christs gisant en croix » dans la chapelle Saint Pierre, sur l’île de Saint Honnorat, puis à la Chapelle des Pénitents noirs de l'Escarène. Suggéré sous un drapé, le corps du Christ, gisant en croix, se veut évoquer le linceul, Sainte relique de Turin.
- Elle expose avec le collectif Artsens sur la thématique de la métamorphose du papier à la maison de l’environnement à Nice, exposition qui se poursuivra à la bibliothèque de la Faculté de droit de Nice. Un tronc d’arbre réalisé à partir de livres recyclés évoque leur source originelle l’arbre et les sillons du temps.

En 2017 :
Nathalie Broyelle est devenue professeur de graphisme pour une école d’arts appliqués (ILEC).
Tout naturellement influencée par son travail quotidien, elle détourne pour une nouvelle Messe des artistes, intitulé EXODE, les panneaux de
signalisation EXIT... Elle s’essaye à l'illustration de romans de science-fiction jeunesse "Anaïs ou l'univers fécond" de Joëlle Lanteri.

En 2018 :
Suite au repérage de l'œuvre qu'elle a exposée lors de la Messe des artistes 2018, sur le thème "les artistes font leur cirque", elle est invitée avec un grand format au Off de la Biennale de Saint-Paul de Vence, qui investit la Collégiale sur le thème "La Méditerranée".

En 2019, Nathalie a démarré une nouvelle série intitulé « les Damnés ».
Son idée centrale est de conserver leur esthétisme à des personnages martyrisés, contorsionnés, en grande souffrance.
Un des tableaux de cette série a été présenté à la messe des artistes 2019. C'est à cette occasion que Nathalie a rencontré Louis Dollé. Intéressé par son travail, il lui a proposé de participer à l’exposition collective « Caléna », organisée durant le mois de décembre dans l'atelier / école « l'Orange Bleue », 2, rue de Jussieu à Nice.

En 2020, l’aventure se poursuit, avec une exposition personnelle de Nathalie programmée du 6 mars au 3 avril 2020.
Le vernissage aura bien lieu le 8 mars, journée de la femme, mais prendra fin dés la semaine suivante avec le COVID.
Dans cette expo, était exposé son dernier  travail, à savoir « les damnés », de "l'Art au Bacon", ses dessins académico-érotisant et pleins d’autres surprises, sous le titre « Chair Aimée ».